<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/"><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/</link><title>occhiolino</title><description>occhiolino</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Sat, 25 Sep 2010 19:31:03 +0200</lastBuildDate><pubDate>Sat, 25 Sep 2010 19:31:03 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20081229203658/joyeux-noel-felikchse/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905231731/angers/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905224314/mysoginie-a-part-second-degree-required/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831223327/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831222557/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831220745/ligerien/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080829234221/le-jeune-homme-dans-la-vitre/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174808/premier-jour-du-reste-de-ta-vie-mon-cul-rendez-moi-mon-fric/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174427/histoire-de-lychen-et-de-petites-fleurs/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080817114243/histoire-de-lapinous/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080812231326/sentir-et-entendre-sentire/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811184247/a-tous-nos-amis-parisiens-qui-seraient-en-vacances-tres-loin-en-ce-moment/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811180144/sublimissage-pour-cagola/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080805013400/hommage-a-hercule/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080803191932/-cahier-de-vacances/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20081229203658/joyeux-noel-felikchse/"><title>Joyeux Noël Félikchse. </title><description>
Noël ou pas, le métro avait ce matin la même gueule que d'habitude. Les mêmes odeurs de pisse dans les coins un peu plus sombres et les angles morts, et puis ces couleurs de dégueulis aux relents de seventies d'avant premier choc pétrolier, celui dont on ne se remettra jamais. Mais merde, jamais y a trêve? Sur mon strapontin de Skaï bleu passé, je savoure la faible densité d'êtres humains au mètre carré et ne peux retenir un sourire sournois en les imaginant tous partis claquer leur treizième mois à la neige et s'empiffrer de raclette à touristes en se disant que la vraie vie est là, sur un lit de patates à peine cuites, entre deux tranches de charcuterie de discount. Les quelques interlopes réquisitionnés pour tenir les boutiques ont du mal à y croire. Ca baille, ça roupille. Les retardataires de 9h25 ont décidé de ne pas courir aujourd'hui, ils arriveront bien assez tôt de toute façon. On ne pousse personne pour sortir le premier de la rame, on ne se jette pas sur une place qui se libère sous le regard assassin et la moue vexée de la vieille dame qui la reluquait aussi mais qui n'aura pas le temps de l'atteindre. La vieille bique!  
Le tas de cartes de vœux kitsch du marchand ambulant de la Gare de Lyon n'a pas diminué d'un centimètre. Elles forment une montagne de vœux que cette année encore on oubliera de présenter. C'est la crise mon bon Monsieur, que voulez-vous. Et puis qui a envie de souhaiter une bonne année 2009, tout le monde sait par avance qu'elle sera merdique. Les deux clochardes du couloir sans fin de la sortie de métro portent les mêmes fripes que d'habitude, elles auraient pu faire un effort quoi, c'est Noël. L'une d'elles, comme tous les matins, fait sauter dans un verre en papier Starbucks Coffee ces quelques pièces qui s'entrechoquent mais qui ne suffiront certainement pas à la nourrir. L'autre, à quelques mètres mais de l'autre côté du couloir, est à moitié allongée sur un petit morceau de carton. Quand un passant s'apprête à l'enjamber dans cet étroit passage, sans le regarder, elle arme son bras, comme pour lui coller une claque dans les tibias. Elle non plus ne change jamais de vêtements, mais un large serre-tête que seule une bourgeoise coincée pourrait porter, lui donne de faux airs de coquette dont elle ne doit pas avoir conscience. Son commerce n'est pas plus rentable. 
Les trop nombreuses et trop colorées guirlandes du sapin de l'entrée de la tour, font s'affaisser des branches déjà bien frêles. Tout le monde se plaint de son réveillon et chacun raconte sa gastro. 9h35, j'ai déjà envie de vomir et suis dégoûté à vie du foie gras. 
Ce soir, les vitrines du monoprix de la Place Aristide Briand ont viré tout ce qui ferait penser à une fête de fin d'année. Elles affichent les grandes foires au blanc du mois de janvier. Si même les commerçants arrêtent de se forcer, je me demande qui va bien pouvoir remplir les caisses du grand capital en fin d'année. En tout cas, il ne faut pas qu'ils comptent sur moi. Je ne suis pas prêt à attendre le client pour atteindre un hypothétique demi-point de croissance. Ni pour un point complet d'ailleurs. Qu'ils crèvent par où ils ont péché. Qu'ils s'intoxiquent avec les foies gras et les  boîtes de chocolats industriels invendus.
Dans mes oreilles une chanson d'une vieille chatte qui contrairement à Cagola, ne verra plus jamais Paris. Under the bridges of Paris. L'accent exécrable lui fait chanter des choses rigolotes. « Hôtel du courant d'air » devient « Hôtel du cul rendère », oui, moi ça me fait rigoler. La chaleur est là, sans guirlandes, sans boîtes de chocolats à paillettes, dans ce mélange d'anglais et de français qui tremolote. Pourquoi Noël ne ressemblerait-il pas finalement à un vieux mambo d'Eartha Kitt?

</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Noël ou pas, le métro avait ce matin la même gueule que d'habitude. Les mêmes odeurs de pisse dans les coins un peu plus sombres et les angles morts, et puis ces couleurs de dégueulis aux relents de seventies d'avant premier choc pétrolier, celui dont on ne se remettra jamais. Mais merde, jamais y a trêve? Sur mon strapontin de Skaï bleu passé, je savoure la faible densité d'êtres humains au mètre carré et ne peux retenir un sourire sournois en les imaginant tous partis claquer leur treizième mois à la neige et s'empiffrer de raclette à touristes en se disant que la vraie vie est là, sur un lit de patates à peine cuites, entre deux tranches de charcuterie de discount. Les quelques interlopes réquisitionnés pour tenir les boutiques ont du mal à y croire. Ca baille, ça roupille. Les retardataires de 9h25 ont décidé de ne pas courir aujourd'hui, ils arriveront bien assez tôt de toute façon. On ne pousse personne pour sortir le premier de la rame, on ne se jette pas sur une place qui se libère sous le regard assassin et la moue vexée de la vieille dame qui la reluquait aussi mais qui n'aura pas le temps de l'atteindre. La vieille bique!  <br />
Le tas de cartes de vœux kitsch du marchand ambulant de la Gare de Lyon n'a pas diminué d'un centimètre. Elles forment une montagne de vœux que cette année encore on oubliera de présenter. C'est la crise mon bon Monsieur, que voulez-vous. Et puis qui a envie de souhaiter une bonne année 2009, tout le monde sait par avance qu'elle sera merdique. Les deux clochardes du couloir sans fin de la sortie de métro portent les mêmes fripes que d'habitude, elles auraient pu faire un effort quoi, c'est Noël. L'une d'elles, comme tous les matins, fait sauter dans un verre en papier Starbucks Coffee ces quelques pièces qui s'entrechoquent mais qui ne suffiront certainement pas à la nourrir. L'autre, à quelques mètres mais de l'autre côté du couloir, est à moitié allongée sur un petit morceau de carton. Quand un passant s'apprête à l'enjamber dans cet étroit passage, sans le regarder, elle arme son bras, comme pour lui coller une claque dans les tibias. Elle non plus ne change jamais de vêtements, mais un large serre-tête que seule une bourgeoise coincée pourrait porter, lui donne de faux airs de coquette dont elle ne doit pas avoir conscience. Son commerce n'est pas plus rentable. <br />
Les trop nombreuses et trop colorées guirlandes du sapin de l'entrée de la tour, font s'affaisser des branches déjà bien frêles. Tout le monde se plaint de son réveillon et chacun raconte sa gastro. 9h35, j'ai déjà envie de vomir et suis dégoûté à vie du foie gras. <br />
Ce soir, les vitrines du monoprix de la Place Aristide Briand ont viré tout ce qui ferait penser à une fête de fin d'année. Elles affichent les grandes foires au blanc du mois de janvier. Si même les commerçants arrêtent de se forcer, je me demande qui va bien pouvoir remplir les caisses du grand capital en fin d'année. En tout cas, il ne faut pas qu'ils comptent sur moi. Je ne suis pas prêt à attendre le client pour atteindre un hypothétique demi-point de croissance. Ni pour un point complet d'ailleurs. Qu'ils crèvent par où ils ont péché. Qu'ils s'intoxiquent avec les foies gras et les  boîtes de chocolats industriels invendus.<br />
Dans mes oreilles une chanson d'une vieille chatte qui contrairement à Cagola, ne verra plus jamais Paris. <i>Under the bridges of Paris</i>. L'accent exécrable lui fait chanter des choses rigolotes. « Hôtel du courant d'air » devient « Hôtel du cul rendère », oui, moi ça me fait rigoler. La chaleur est là, sans guirlandes, sans boîtes de chocolats à paillettes, dans ce mélange d'anglais et de français qui tremolote. Pourquoi Noël ne ressemblerait-il pas finalement à un vieux mambo d'Eartha Kitt?<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20081229203658/joyeux-noel-felikchse/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-12-29T20:36:58+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905231731/angers/"><title>Angers</title><description>Je ne m'attendais pas à une ville extraordinairement belle. En tout cas, pas la plus belle des Pays de la la Loire. Pour tout dire, j'imaginais qu'Angers était un peu comme la dernière aire d'autoroute avant Nantes sur la route de l'océan, celle où on s'arrête pour faire le plein avant que l'essence ne soit trop cher. Eh bien j'ai revu mon a priori. La dernière aire avant Nantes c'est pas Angers mais la tapisserie de l'Apocalypse. 

J'avais une vague idée du grand Château des ducs d'Angers. Une alternance de pierres blanches et d'autres plus sombres. Je ne m'étais pas planté pour les toits d'une ardoise très noire et pas si tristes finalement. Mais si je dois y retourner un jour, ce sera certainement pour revoir ladite tapisserie dont j'appris l'existence en achetant le billet d'entrée pour ledit château. 



Par contre, j'ai été très déçu (oulala carton rouge) par ce qui visiblement est la spécialité de la ville, le &quot;pâté aux prunes&quot; (Reine Claude oblige). Déjà, &quot;pâté&quot; pour un dessert ça l'fait pas, surtout lorsque ledit &quot;pâté&quot; a l'aspect d'une tourte à la patate bourbonnaise et le poids d'une quiche lorraine modèle &quot;Sonia Dubois&quot; avant qu'elle ne perde 50 kilos et que sa carrière soit ruinée. La pâte est trop épaisse et pas assez cuite afin qu'elle ne durcisse pas trop. Un malheur n'arrivant jamais seul, ne vous avisez pas de mordre dans le &quot;pâté&quot; sans avoir pris la précaution d'ôter les noyaux des fruits. Sourire édenté assuré. 



Pour couronner le tout, un temps maussade et tiédasse me plongea au cœur de la &quot;douceur&quot; angevine, doux euphémisme inventé par un office du tourisme zélé et soucieux d'éradiquer le mot &quot;moiteur&quot; de tous les guides touristiques en vigueur. 

Nantes réussira-t-elle à me faire un jour aimer l'ouest de la France? </description><content:encoded><![CDATA[Je ne m'attendais pas à une ville extraordinairement belle. En tout cas, pas la plus belle des Pays de la la Loire. Pour tout dire, j'imaginais qu'Angers était un peu comme la dernière aire d'autoroute avant Nantes sur la route de l'océan, celle où on s'arrête pour faire le plein avant que l'essence ne soit trop cher. Eh bien j'ai revu mon a priori. La dernière aire avant Nantes c'est pas Angers mais la tapisserie de l'Apocalypse. <br />
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J'avais une vague idée du grand Château des ducs d'Angers. Une alternance de pierres blanches et d'autres plus sombres. Je ne m'étais pas planté pour les toits d'une ardoise très noire et pas si tristes finalement. Mais si je dois y retourner un jour, ce sera certainement pour revoir ladite tapisserie dont j'appris l'existence en achetant le billet d'entrée pour ledit château. <br />
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<div align="left"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080905-179782986948c1a1bee6f8f.jpg" width="480" height="506" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Par contre, j'ai été très déçu (oulala carton rouge) par ce qui visiblement est la spécialité de la ville, le "pâté aux prunes" (Reine Claude oblige). Déjà, "pâté" pour un dessert ça l'fait pas, surtout lorsque ledit "pâté" a l'aspect d'une tourte à la patate bourbonnaise et le poids d'une quiche lorraine modèle "Sonia Dubois" avant qu'elle ne perde 50 kilos et que sa carrière soit ruinée. La pâte est trop épaisse et pas assez cuite afin qu'elle ne durcisse pas trop. Un malheur n'arrivant jamais seul, ne vous avisez pas de mordre dans le "pâté" sans avoir pris la précaution d'ôter les noyaux des fruits. Sourire édenté assuré. <br />
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<div align="left"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080905-46347757748c1a3a8033eb.jpg" width="300" height="225" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Pour couronner le tout, un temps maussade et tiédasse me plongea au cœur de la "douceur" angevine, doux euphémisme inventé par un office du tourisme zélé et soucieux d'éradiquer le mot "moiteur" de tous les guides touristiques en vigueur. <br />
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Nantes réussira-t-elle à me faire un jour aimer l'ouest de la France? ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905231731/angers/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-09-05T23:17:31+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905224314/mysoginie-a-part-second-degree-required/"><title>Mysoginie à part (second degree required). </title><description>
Un pas vers la gauche,un autre vers la droite. Qu'il est difficile de trouver la place qu'on mérite dans les couloirs du métro aux heures de pointe quand on est une femme. Mais pourquoi faire un choix finalement alors que rien ni personne ne saurait nous y contraindre? Hein! &quot;On se donne déjà assez de mal pour rester belles, quoi!&quot; Porter des sacs à main lourds comme des poussettes remplies d'enfants trop nourris et tenir sa droite, non! Émasculons la phallocratie! No Pasaran! La vie de la femme moderne n'est vraiment pas de tout repos.
Alors, sans en attendre rien en retour -surtout pas un sourire et encore moins une faveur- on leur cède parfois la place. On les laisse passer devant, car à part une panne de talon et un accident de rouge à lèvres, rien n'arrête une femme décidée à passer devant vous, même quand aucune raison logique ne saurait expliquer cette volonté subite. Pas même la conscience éclairée de cette incapacité vérifiée à ne pas bloquer systématiquement le passage dans un couloir de métro quand, le coude levant un sac à main gros comme un parpaing à hauteur de visage, elle téléphone à sa mère ou à sa meilleure amie dont elle n'avait plus de nouvelles depuis 48 heures. 
Non, rien ne les arrête. Pas même ces escaliers parfois vertigineux qu'il leur faut pourtant descendre, talons hauts, jupe courte serrée ou robes de princesse ethnique Comptoir des Cotonniers bio sur laquelle toute la rame a marché -parfois même sans le vouloir-, qu'elles abordent avec la même méfiance qu'une meneuse de revue un soir de première ou un échassier qui descendrait des marches plus hautes encore que ses interminables pattes. 
Dans la rame, les femmes ont besoin d'espace pour être à l'aise, pour être elles-mêmes, pour être femmes, tout simplement. Si vous ne le saviez pas vous serez vite rappelé à l'ordre par un soupir, de gros yeux noircis par deux sourcils épilés et redessinés mais pas moins inquisiteurs que les vrais en poils. Si notre Ève n'a pas eu la chance de grandir en province -là où y a même pas de Comptoir des Cotonniers bio et où les femmes portent encore des sloggy's- ou, plus simplement qu'elle a viré working girl, vous en serez d'une remarque brève mais assassine. Une gnaque sans les dents. Mais ne vous amusez pas, vous, à vous plaindre de subir sa coupe choucroute-velcro jusque dans les tréfonds de vos narines. C'est presque une faveur qui vous est faite. 
Plaisanterie sexiste à part, et je m'adresse à cette part de féminité latente qui existe en chacun de nous, jamais vous n'avez rêvé, à l'image d'une journée de la femme, d'une non-journée de la femme dans le métro?</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Un pas vers la gauche,un autre vers la droite. Qu'il est difficile de trouver la place qu'on mérite dans les couloirs du métro aux heures de pointe quand on est une femme. Mais pourquoi faire un choix finalement alors que rien ni personne ne saurait nous y contraindre? Hein! <i>"On se donne déjà assez de mal pour rester belles, quoi!"</i> Porter des sacs à main lourds comme des poussettes remplies d'enfants trop nourris et tenir sa droite, non! Émasculons la phallocratie! No Pasaran! La vie de la femme moderne n'est vraiment pas de tout repos.<br />
Alors, sans en attendre rien en retour -surtout pas un sourire et encore moins une faveur- on leur cède parfois la place. On les laisse passer devant, car à part une panne de talon et un accident de rouge à lèvres, rien n'arrête une femme décidée à passer devant vous, même quand aucune raison logique ne saurait expliquer cette volonté subite. Pas même la conscience éclairée de cette incapacité vérifiée à ne pas bloquer systématiquement le passage dans un couloir de métro quand, le coude levant un sac à main gros comme un parpaing à hauteur de visage, elle téléphone à sa mère ou à sa meilleure amie dont elle n'avait plus de nouvelles depuis 48 heures. <br />
Non, rien ne les arrête. Pas même ces escaliers parfois vertigineux qu'il leur faut pourtant descendre, talons hauts, jupe courte serrée ou robes de princesse ethnique Comptoir des Cotonniers bio sur laquelle toute la rame a marché -parfois même sans le vouloir-, qu'elles abordent avec la même méfiance qu'une meneuse de revue un soir de première ou un échassier qui descendrait des marches plus hautes encore que ses interminables pattes. <br />
Dans la rame, les femmes ont besoin d'espace pour être à l'aise, pour être elles-mêmes, pour être femmes, tout simplement. Si vous ne le saviez pas vous serez vite rappelé à l'ordre par un soupir, de gros yeux noircis par deux sourcils épilés et redessinés mais pas moins inquisiteurs que les vrais en poils. Si notre Ève n'a pas eu la chance de grandir en province -là où y a même pas de Comptoir des Cotonniers bio et où les femmes portent encore des sloggy's- ou, plus simplement qu'elle a viré working girl, vous en serez d'une remarque brève mais assassine. Une gnaque sans les dents. Mais ne vous amusez pas, vous, à vous plaindre de subir sa coupe choucroute-velcro jusque dans les tréfonds de vos narines. C'est presque une faveur qui vous est faite. <br />
Plaisanterie sexiste à part, et je m'adresse à cette part de féminité latente qui existe en chacun de nous, jamais vous n'avez rêvé, à l'image d'une journée de la femme, d'une <i>non</i>-journée de la femme dans le métro?]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080905224314/mysoginie-a-part-second-degree-required/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-09-05T22:43:14+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831223327/"><title>2008/08/31 22:33:27</title><description>De la joie de ne pas être une mère de famille qui regarderait partir sa progéniture tous les dimanches soirs par le même train. </description><content:encoded><![CDATA[De la joie de ne pas être une mère de famille qui regarderait partir sa progéniture tous les dimanches soirs par le même train. ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831223327/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-31T22:33:27+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831222557/"><title>2008/08/31 22:25:57</title><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="left"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080831-22711557648bafe4b442c7.jpg" width="640" height="480" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831222557/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-31T22:25:57+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831220745/ligerien/"><title>Ligérien</title><description>
Comme un serpent ramperait sans bruit 
vers un festin acquis, la Loire creuse 
son sillon sous les arbres-brindilles. 
Discrète et sombre, elle effleure un 
rivage goutte-d'eau et n'éblouit plus 
guère que l'initié. Cet intime à l'âme 
gris-clair, spectateur sourire-en-coin de 
reflets intarissables qui s'éloignent 
sautillants, sans se retourner. 
Frêles et insouciants, la fleur au fusil. 
Tout au fond jusqu'à l'ogre.
L'océan.</description><content:encoded><![CDATA[<br />
Comme un serpent ramperait sans bruit <br />
vers un festin acquis, la Loire creuse <br />
son sillon sous les arbres-brindilles. <br />
Discrète et sombre, elle effleure un <br />
rivage goutte-d'eau et n'éblouit plus <br />
guère que l'initié. Cet intime à l'âme <br />
gris-clair, spectateur sourire-en-coin de <br />
reflets intarissables qui s'éloignent <br />
sautillants, sans se retourner. <br />
Frêles et insouciants, la fleur au fusil. <br />
Tout au fond jusqu'à l'ogre.<br />
L'océan.]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080831220745/ligerien/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-31T22:07:45+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080829234221/le-jeune-homme-dans-la-vitre/"><title>Le jeune homme dans la vitre.</title><description>
Il était d'une beauté idéale. De celles qui captent immédiatement les plus belles attentions et qui restent gravées dans la plus avare des mémoires. Une beauté  infantile, ronde, anguleuse, disponible et intimidante, mélancolique et radieuse, brutale et compatissante. Une beauté injuste, qu'à défaut d'incarner, l'on aurait aimé mettre au monde. 
Je l'ai regardé le temps que j'ai pu, par dessus le plastique gris des banquettes insipides, par intermittence pour ne pas éveiller son attention. Comme j'aurais observé un animal  sauvage menaçant de s'enfuir à tout moment. En évitant de croiser son regard, pour qu'il ne sache jamais à quel point je le trouvais beau. Pour qu'il ne me prenne pas pour une des centaines de midinettes qui ont déjà du mouiller des milliers de culottes pour lui. 
J'ai fini par regarder son reflet dans la vitre, sans  retenue, comme si j'avais voulu apprendre par cœur le trajet qui défilait derrière. Tous ces arbres, ces champs, tout ce ciel bleu, derrière le reflet de sa bouille d'ange. En n'attendant rien d'autre de lui qu'il descende après moi, et m'offre ainsi un peu plus encore de cet indécent spectacle. </description><content:encoded><![CDATA[<br />
Il était d'une beauté idéale. De celles qui captent immédiatement les plus belles attentions et qui restent gravées dans la plus avare des mémoires. Une beauté  infantile, ronde, anguleuse, disponible et intimidante, mélancolique et radieuse, brutale et compatissante. Une beauté injuste, qu'à défaut d'incarner, l'on aurait aimé mettre au monde. <br />
Je l'ai regardé le temps que j'ai pu, par dessus le plastique gris des banquettes insipides, par intermittence pour ne pas éveiller son attention. Comme j'aurais observé un animal  sauvage menaçant de s'enfuir à tout moment. En évitant de croiser son regard, pour qu'il ne sache jamais à quel point je le trouvais beau. Pour qu'il ne me prenne pas pour une des centaines de midinettes qui ont déjà du mouiller des milliers de culottes pour lui. <br />
J'ai fini par regarder son reflet dans la vitre, sans  retenue, comme si j'avais voulu apprendre par cœur le trajet qui défilait derrière. Tous ces arbres, ces champs, tout ce ciel bleu, derrière le reflet de sa bouille d'ange. En n'attendant rien d'autre de lui qu'il descende après moi, et m'offre ainsi un peu plus encore de cet indécent spectacle. ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080829234221/le-jeune-homme-dans-la-vitre/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-29T23:42:21+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174808/premier-jour-du-reste-de-ta-vie-mon-cul-rendez-moi-mon-fric/"><title>Premier jour du reste de ta vie mon cul. (Rendez-moi mon fric)</title><description> 
Premier jour du reste de ta vie de merde de mon cul. Premier jour du reste de ma vie où dorénavant je me laisserais plus avoir par un titre évocateur mais qui finalement cache un film de merde. Que tous ceux qui critiquent Desplechin soient condamnés à voir cette merde en boucle. Même Jaoui n'aurait pas osé. Allez voir Kung-fu Panda. </description><content:encoded><![CDATA[ <br />
<i>Premier jour du reste de ta vie de merde</i> de mon cul. <i>Premier jour du reste de ma vie</i> où dorénavant je me laisserais plus avoir par un titre évocateur mais qui finalement cache un film de merde. Que tous ceux qui critiquent Desplechin soient condamnés à voir cette merde en boucle. Même Jaoui n'aurait pas osé. Allez voir Kung-fu Panda. ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174808/premier-jour-du-reste-de-ta-vie-mon-cul-rendez-moi-mon-fric/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-21T17:48:08+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174427/histoire-de-lychen-et-de-petites-fleurs/"><title>Histoire de lychen et de petites fleurs.</title><description>
En voyant apparaître ce tout petit Edelweiss pelé sur mon téléphone, je n'ai pas pu m'empêcher d'être ému. Pourtant je ne connaissais que lui. J'aurais pu dessiner sa position sur une carte ou le retrouver les yeux fermés. Juste en passant ma main sur ce sol aride et piquant que j'ai par tant de fois piétiné, et dans lequel sa douceur l'aurait trahi. Autour de lui, rien n'a changé. Le lychen orange colle toujours la caillasse comme si ce contact pouvait le rendre un  peu moins visible. Les rosaces dodues des joubarbes sont toujours là, résistant au froid et au soleil tout proche. Grasses et embourgeoisées, elles ne partiront jamais. Les herbes aux mille odeurs fugaces ont depuis longtemps grillé. Je les sens encore traverser mes chaussettes pour piquer mes mollets. Je lèverais le nez, je verrais le plus bleu des ciels. Celui qui ne finit jamais et dans lequel on n'aurait pas peur de se noyer. 
Je regarde ce petit spectacle ridicule, mon petit spectacle ridicule. Je souris car je sens qu'il est là, qu'il revient. Ce sentiment d'exil permanent sans lequel je me sentirais perdu.


 
</description><content:encoded><![CDATA[<br />
En voyant apparaître ce tout petit Edelweiss pelé sur mon téléphone, je n'ai pas pu m'empêcher d'être ému. Pourtant je ne connaissais que lui. J'aurais pu dessiner sa position sur une carte ou le retrouver les yeux fermés. Juste en passant ma main sur ce sol aride et piquant que j'ai par tant de fois piétiné, et dans lequel sa douceur l'aurait trahi. Autour de lui, rien n'a changé. Le lychen orange colle toujours la caillasse comme si ce contact pouvait le rendre un  peu moins visible. Les rosaces dodues des joubarbes sont toujours là, résistant au froid et au soleil tout proche. Grasses et embourgeoisées, elles ne partiront jamais. Les herbes aux mille odeurs fugaces ont depuis longtemps grillé. Je les sens encore traverser mes chaussettes pour piquer mes mollets. Je lèverais le nez, je verrais le plus bleu des ciels. Celui qui ne finit jamais et dans lequel on n'aurait pas peur de se noyer. <br />
Je regarde ce petit spectacle ridicule, mon petit spectacle ridicule. Je souris car je sens qu'il est là, qu'il revient. Ce sentiment d'exil permanent sans lequel je me sentirais perdu.<br />
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<div align="left"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080821-180812887148ad8d464c186.jpg" width="266" height="200" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080821174427/histoire-de-lychen-et-de-petites-fleurs/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-21T17:44:27+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080817114243/histoire-de-lapinous/"><title>Histoire de lapinous.</title><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080817-39286094348a7f25446e2e.jpg" width="708" height="393" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080817114243/histoire-de-lapinous/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-17T11:42:43+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080812231326/sentir-et-entendre-sentire/"><title>Sentir et entendre. Sentire. </title><description>Je suis parti un peu plus tôt. La longueur démesurément inutile des longs dimanche d'été, m'aurait permis de prendre le dernier train, celui qui est toujours vide et qu'on n'emprunte qu'en cas d'urgence ou de panne d'auto. J'aurais pu prendre un de ces trains du petit matin, douloureux, silencieux où les after-shave se mélangent aux eaux de Cologne ou de toilette, pour  dissimuler l'instant du voyage, l'odeur de la viande. Finalement, j'ai pris le train des petites vieilles, des cousines en week-end, des chats dans les paniers à côté des cabas gavés de chlorophylle du jardin de papa. Celui qu'on prend pour ne pas rentrer trop tard. J'ai pris soin de choisir mon wagon, sans compartiment et proche de la locomotive, pour entendre ronronner le train. Je me suis installé sur la première banquette, côté ombre et près de la fenêtre. Je ne devrais pas être embêté à cette place, à moins d'une affluence record, personne ne pense à s'asseoir sur ces premières banquettes. En entrant dans le wagon, on préfère toujours aller voir un peu plus loin, comme si on pouvait trouver mieux plus loin. 
Le nez plongé dans ces mémoires que j'ai pris l'habitude de ne lire que dans le train, je renifle malgré moi les voyageurs qui défilent un par un dans le wagon. Un bruit suspect, proche de la flatulence fatiguée qui soupirerait d'ennui, ponctue chaque fermeture des portes automatiques, manifestement hermétiques aux préceptes de la politesse la plus élémentaire. Odeurs agréables, fortes ou transparentes. On apprend énormément en sentant. Le néo-babacool faux rebelle aux cheveux longs et propres passera son chemin après quelques hésitations. Tant mieux. Jamais aucun mec à cheveux longs ne m'a largué, pourtant, je crois que je ne pourrai jamais les trouver beaux. Et puis les UMPistes aux cheveux longs me donnent des envies de meurtre. De temps en temps, un effluve me donne envie de lever le nez de ces si brillantes mémoires. Je regarde alors s'éloigner celui ou celle dans l'intimité de qui j'ai pénétré quelques instants malgré moi, malgré elle, malgré lui. Parfois je m'emplis en prenant une inspiration forte mais discrète, d'une odeur qui me plait pour une raison pas toujours explicable et qui m'apporte un réconfort instantané. Souvent un parfum qui me rappelle quelqu'un ou une époque de ma vie. Je me demande quelle odeur je peux bien avoir, moi. Mais contrairement à sa voix qu'on peut entendre dans le message de son propre répondeur par exemple, nous n'aurons jamais une idée exacte de l'odeur que nous dégageons. Un peu comme un défaut qu'on ne chercherait plus à combattre, nous n'aurons jamais d'elle qu'une vague idée imparfaite et surannée. 
Les pages se tournent et dans mes oreilles, malgré les roulis et le crissement des freins, Barenboïm interprète Mendelssohn à merveille. Quel bonheur. Vous imaginez une double couche de poésie et d'intelligence ?
Sur les quais des gares, les gens sont bronzés et légèrement vêtus. Le regard béat et le sourire de retour de vacances, ils saluent les quelques sacrifiés qui reprennent le boulot demain. Ils sont laids mais ont l'air heureux des tire-au-flancs qui louperaient un cours d'EPS. Les fines gouttes qui essaiment le ciel de fin d'après-midi ne les décourageront pas. Les vacances c'est surtout dans la tête. Des odeurs de pain cuit au four à bois s'échappent du sac en plastique dans lequel j'ai jeté à la hâte les provisions pour le repas du soir. Quelques trucs du jardin, un bouquet de persil qui coûterait une fortune à l'épicerie du coin, quelques légumes déjà blets. J'ai faim et je comprends qu'on ait pu se révolter pour du pain. Pas seulement parce qu'il est l'aliment premier, mais aussi parce que son odeur est l'une des plus érotiques que je connaisse. 
</description><content:encoded><![CDATA[Je suis parti un peu plus tôt. La longueur démesurément inutile des longs dimanche d'été, m'aurait permis de prendre le dernier train, celui qui est toujours vide et qu'on n'emprunte qu'en cas d'urgence ou de panne d'auto. J'aurais pu prendre un de ces trains du petit matin, douloureux, silencieux où les after-shave se mélangent aux eaux de Cologne ou de toilette, pour  dissimuler l'instant du voyage, l'odeur de la viande. Finalement, j'ai pris le train des petites vieilles, des cousines en week-end, des chats dans les paniers à côté des cabas gavés de chlorophylle du jardin de papa. Celui qu’on prend pour ne pas rentrer trop tard. J'ai pris soin de choisir mon wagon, sans compartiment et proche de la locomotive, pour entendre ronronner le train. Je me suis installé sur la première banquette, côté ombre et près de la fenêtre. Je ne devrais pas être embêté à cette place, à moins d'une affluence record, personne ne pense à s'asseoir sur ces premières banquettes. En entrant dans le wagon, on préfère toujours aller voir un peu plus loin, comme si on pouvait trouver mieux plus loin. <br />
Le nez plongé dans ces <i>mémoires</i> que j'ai pris l'habitude de ne lire que dans le train, je renifle malgré moi les voyageurs qui défilent un par un dans le wagon. Un bruit suspect, proche de la flatulence fatiguée qui soupirerait d'ennui, ponctue chaque fermeture des portes automatiques, manifestement hermétiques aux préceptes de la politesse la plus élémentaire. Odeurs agréables, fortes ou transparentes. On apprend énormément en sentant. Le néo-babacool faux rebelle aux cheveux longs et propres passera son chemin après quelques hésitations. Tant mieux. Jamais aucun mec à cheveux longs ne m’a largué, pourtant, je crois que je ne pourrai jamais les trouver beaux. Et puis les UMPistes aux cheveux longs me donnent des envies de meurtre. De temps en temps, un effluve me donne envie de lever le nez de ces si brillantes <i>mémoires</i>. Je regarde alors s'éloigner celui ou celle dans l'intimité de qui j'ai pénétré quelques instants malgré moi, malgré elle, malgré lui. Parfois je m’emplis en prenant une inspiration forte mais discrète, d’une odeur qui me plait pour une raison pas toujours explicable et qui m’apporte un réconfort instantané. Souvent un parfum qui me rappelle quelqu’un ou une époque de ma vie. Je me demande quelle odeur je peux bien avoir, moi. Mais contrairement à sa voix qu'on peut entendre dans le message de son propre répondeur par exemple, nous n’aurons jamais une idée exacte de l’odeur que nous dégageons. Un peu comme un défaut qu’on ne chercherait plus à combattre, nous n’aurons jamais d’elle qu’une vague idée imparfaite et surannée. <br />
Les pages se tournent et dans mes oreilles, malgré les roulis et le crissement des freins, Barenboïm interprète Mendelssohn à merveille. Quel bonheur. Vous imaginez une double couche de poésie et d'intelligence ?<br />
Sur les quais des gares, les gens sont bronzés et légèrement vêtus. Le regard béat et le sourire de retour de vacances, ils saluent les quelques sacrifiés qui reprennent le boulot demain. Ils sont laids mais ont l'air heureux des tire-au-flancs qui louperaient un cours d'EPS. Les fines gouttes qui essaiment le ciel de fin d'après-midi ne les décourageront pas. Les vacances c'est surtout dans la tête. Des odeurs de pain cuit au four à bois s'échappent du sac en plastique dans lequel j'ai jeté à la hâte les provisions pour le repas du soir. Quelques trucs du jardin, un bouquet de persil qui coûterait une fortune à l’épicerie du coin, quelques légumes déjà blets. J’ai faim et je comprends qu’on ait pu se révolter pour du pain. Pas seulement parce qu'il est l'aliment premier, mais aussi parce que son odeur est l’une des plus érotiques que je connaisse. <br />
]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080812231326/sentir-et-entendre-sentire/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-12T23:13:26+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811184247/a-tous-nos-amis-parisiens-qui-seraient-en-vacances-tres-loin-en-ce-moment/"><title>A tous nos amis parisiens qui seraient en vacances très loin en ce moment. </title><description>
Surtout restez-y. 

C'est formidable Paris sans vous tous. </description><content:encoded><![CDATA[<br />
Surtout restez-y. <br />
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C'est formidable Paris sans vous tous. ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811184247/a-tous-nos-amis-parisiens-qui-seraient-en-vacances-tres-loin-en-ce-moment/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-11T18:42:47+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811180144/sublimissage-pour-cagola/"><title>Sublimissage pour Cagola.</title><description>
J'ai trouvé de la panna cotta aux fruits rouges au Franprix du coin. 

Alors, heureuse? </description><content:encoded><![CDATA[<br />
J'ai trouvé de la panna cotta aux fruits rouges au Franprix du coin. <br />
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Alors, heureuse? ]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080811180144/sublimissage-pour-cagola/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-11T18:01:44+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080805013400/hommage-a-hercule/"><title>Hommage à Hercule</title><description>

</description><content:encoded><![CDATA[<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CdUY3Fjhceg&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/CdUY3Fjhceg&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080805013400/hommage-a-hercule/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-05T01:34:00+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080803191932/-cahier-de-vacances/"><title> Cahier de vacances.</title><description> 
27 juillet 

Je suis toujours aussi ému par ces paysages d'Auvergne, rudes, verts, drus. Mon œil s'emplit de joie face à ces ballons alignés, qui selon l'angle sous lequel on les observe, comme autant de fesses viriles, rebondies, envoient au ciel et à ses résidents, le plus arrogant mais le plus bandant des spectacles. 



Contrairement à l'Auvergne, le Larzac est une terre décharnée, sèche, plate, une femme qui n'aurait jamais joui.

Le sud commence à Lodève. Là où les cigales grignotent enfin le cagnard.

 28 juillet


Vue de la route, la plage ressemble à une fourmilière de petits insectes multicolores, assoiffés de rires et de cris. 

De nouveaux poils ont fait leur apparition sur mon torse. Je m'exciterais presque.

Halte aux tongues qui s'usent en râpant le bitume, aux fausses lunettes de soleil, au Pastis cong, aux barbecues sur les balcons, aux torses nus à chaque coin de rue. C'est l'été, certes, mais personne n'en est responsable!

Une agence immobilière a remplacé la petite poissonnerie de la route de la mer. N'est-ce pas là la preuve irréfutable de la fin de notre civilisation? 

Je me sens toujours un peu gêné dans ces régions méditerranéennes aux accents aussi prononcés, à l'idée de parler en public, devant les clients d'un commerce par exemple. Je sais qu'ils se demanderont, une fois que j'aurai tourné le dos, d'où je viens. Belgique, Lyon, &quot;Grenoble!&quot; dira celui dont le fils a du partir là-haut &quot;à cause&quot; de son travail. S'ils ne se mettent pas d'accord, ils diront &quot;Paris pardi!&quot;, en imitant mon accent pointu et en prenant mon air hautain. Parfois j'hésite à imiter leur accent pour me dissoudre dans la scène, mais la plupart du temps, de peur d'être démasqué, je me contente de parler tout bas.

 29 juillet

Vous vous sentez gras, laid et inutile? Devenez juilletiste ou aoûtien, déjà, vous vous sentirez moins seul.

On s'est acheté des espadrilles mondialisées. Made in Bangladesh. 

Il fait nuit et l'orage au loin éclabousse le ciel. C'est Verdun de l'autre côté du Golfe. Tout le monde est sur son balcon ou descendu à la plage. J'ai escaladé la dune pour ne pas perdre une miette de ce spectacle hors du commun. Les éclairs fendent le ciel de leurs traits tantôt verticaux, tantôt horizontaux, tantôt en zigzag. Et puis le vent a fini par tourner et a mélangé tous les bruits dans une même tourmente lourde et magnétique. La salsa des bars de plage, le remous des vagues décomplexées, la foudre ahurissante, les cris de joie et de stupeur. Tout se mélangea pour ne plus faire qu'un seul et même bruit, celui de l'enfer. Je suis rentré. Une tarente descendit le mur de la terrasse, tête en bas, pour trouver refuge. Comme si de rien n'était. Là-bas c'est l'apocalypse. Qui s'en plaindra? 
Le bruit régulier et lourd des gouttes couvrit allègrement celui de la mer. La fraîcheur chassa doucement les souvenirs insistants de la chaleur de l'après-midi. Nous nous endormirons fenêtres ouvertes. En pensant à celui de nous deux qui, tôt dans le petit matin se lèvera pour les pousser tout doucement, avant de recouvrir du drap l'autre encore endormi. 



30 juillet

Entrées maritimes, il fait gris et frais. Occasion rêvée de découvrir la piscine. Autour, trois célibattantes tout droit sorties des années 80, avec leurs palmiers Charly makes the cook sur la tête. Immondes. J'ai peur pour mes couilles. Un seul baigneur, adolescent de 13-14 ans, boutonneux. Il cherche surement un copain de jeu, alors, de dépit il me pose plusieurs questions inutiles. Le pauvre est bien mal tombé. J'ai une humeur de bouledogue français. 

Un morse c'est comme une patate géante avec des poils et quelques dents. 

Il fait trop chaud, j'ai l'impression d'avoir cent ans. J'attends que ça passe. Je rêve de vacances en Sibérie ou sur la Baltique. J'ai toujours eu un faible pour le hareng. Je vais me mettre au Russe. Ce doit être  rafraichissant comme langue. 
Ecouter la Dame de Pique tout bas pour faire un courant d'air frais.

S'endormir bercés par le ventilateur.

31 juillet

Sur la plage, compétition de bronzage et de seins qui tombent. Tous les vieux ont cette même couleur de poulets cuits à la broche sur les marchés. Les petits enfants autour, moins bruns, seraient ces petites patates blanches insipides, cuites dans le jus des volailles qui rôtissent. En passant tout près j'ai envie de crier &quot;chichis, mélanomes, demandez un mélanome!&quot;.

Il fait chaud à crever. Tiens, bonne idée.

La vendeuse de miel parlait comme un homme, ou inversement. Dans ces cas là, ne pas utiliser &quot;Monsieur&quot; ou &quot;Madame&quot;. Se contenter d'un &quot;bonjour&quot; sec et d'un &quot;au revoir&quot; exhaustif.

Balade au clair de lune sans lune. Quelques vagues font remonter sur la corniche une odeur de crustacé tiède. Etrange. Un léger vent frais défrise les poils de nos jambes nues. La nuit s'annonce noire et fraîche sur la ville. Sur la ville, sauf dans l'appartement qui doit être l'unique épiphénomène de  microclimat subéquatorial de toute la région. A ce rythme, demain, on met une claque au magazine de mots fléchés spécial été.

S'endormir bercés par le ventilateur. Bis.

1er août

Prier pour que le ventilateur mondialisé Made in China ne rende pas l'âme. Qu'il attende au moins demain. 

Ce soir le vent s'est levé. Un vent chaud et lourd, chargé, un vent du sud. L'ennui nous gagne. Je rêve d'un pays où l'été s'arrêterait à juin et où les jours ne dureraient pas 18 heures.

Joutes sur le Canal Royal. Un jouteur de moins de 25 ans est à la virilité, ce qu'un tektonik est à la libido; le meilleur remède. Un jouteur de 25-35 ans, c'est comme un pompier qui se serait déguisé en marin. C'est très cliché, mais ça peut rapidement puer le sexe.



Sur le carnet de la baronne: La déshérence du jouteur sans but.

Sète est avec Marseille, la seule cité &quot;balnéaire&quot; qui ait encore quelque chose à offrir. Que vous soyez bourgeoise, superficielle ou décolorée, laid, fauché ou ringard. Vous ne serez pas conquis par du paradisiaque ou de l'inoubliable. Non. Ici, c'est la petitesse qui est touchante. L'odeur de graillon dans les rues, du poisson sur le port, les mines ravagées par trop d'anis et de soleil, un accent incompréhensible qui en fait dix fois trop. Le spectacle est généreux et permanent. Vous en aurez pour votre argent. Il suffit de passer le pont.

Première leçon de russe. Sacha est le diminutif d'Alexandre. &quot;Bistrot&quot; vient d'un mot russe signifiant &quot;vite&quot;! Fichtre, c'est pas gagné.

Le mistral arrive, il nous faut partir. Tristesse. Ça grésille  dans ma gorge. 

2 août

Et puis, il y a toujours un matin où je me dis, &quot;ça y est, l'été est fini&quot;. Une lumière plus argentée, un courant d'air plus frais, un regard qui cherche à capter un souvenir. Je crois que ce matin c'était la fin de l'été.

Mangé la première mûre de l'année. Acide avec un léger goût de punaise. Garce!
 Cf 2 08 al. 1er. 

</description><content:encoded><![CDATA[<font size="+1"> <br />
<i><b><u>27 juillet </u></b></i></font><br />
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Je suis toujours aussi ému par ces paysages d'Auvergne, rudes, verts, drus. Mon œil s'emplit de joie face à ces ballons alignés, qui selon l’angle sous lequel on les observe, comme autant de fesses viriles, rebondies, envoient au ciel et à ses résidents, le plus arrogant mais le plus bandant des spectacles. <br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080803-9676551174895e6f146f7e.jpg" width="512" height="384" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Contrairement à l'Auvergne, le Larzac est une terre décharnée, sèche, plate, une femme qui n'aurait jamais joui.<br />
<br />
Le sud commence à Lodève. Là où les cigales grignotent enfin le cagnard.</font><br />
<br />
<font size="+1"> <i><b><u>28 juillet</u></b></i></font><br />
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<br />
Vue de la route, la plage ressemble à une fourmilière de petits insectes multicolores, assoiffés de rires et de cris. <br />
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De nouveaux poils ont fait leur apparition sur mon torse. Je m'exciterais presque.<br />
<br />
Halte aux tongues qui s'usent en râpant le bitume, aux fausses lunettes de soleil, au Pastis cong, aux barbecues sur les balcons, aux torses nus à chaque coin de rue. C'est l'été, certes, mais personne n'en est responsable!<br />
<br />
Une agence immobilière a remplacé la petite poissonnerie de la route de la mer. N'est-ce pas là la preuve irréfutable de la fin de notre civilisation? <br />
<br />
Je me sens toujours un peu gêné dans ces régions méditerranéennes aux accents aussi prononcés, à l'idée de parler en public, devant les clients d'un commerce par exemple. Je sais qu'ils se demanderont, une fois que j'aurai tourné le dos, d'où je viens. Belgique, Lyon, "Grenoble!" dira celui dont le fils a du partir là-haut "à cause" de son travail. S'ils ne se mettent pas d'accord, ils diront "Paris pardi!", en imitant mon accent pointu et en prenant mon air hautain. Parfois j'hésite à imiter leur accent pour me dissoudre dans la scène, mais la plupart du temps, de peur d'être démasqué, je me contente de parler tout bas.<br />
<br />
<font size="+1"> <i><b><u>29 juillet</b></i></u></font><br />
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Vous vous sentez gras, laid et inutile? Devenez juilletiste ou aoûtien, déjà, vous vous sentirez moins seul.<br />
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On s'est acheté des espadrilles mondialisées. <i>Made in Bangladesh.</i> <br />
<br />
Il fait nuit et l'orage au loin éclabousse le ciel. C'est Verdun de l'autre côté du Golfe. Tout le monde est sur son balcon ou descendu à la plage. J'ai escaladé la dune pour ne pas perdre une miette de ce spectacle hors du commun. Les éclairs fendent le ciel de leurs traits tantôt verticaux, tantôt horizontaux, tantôt en zigzag. Et puis le vent a fini par tourner et a mélangé tous les bruits dans une même tourmente lourde et magnétique. La salsa des bars de plage, le remous des vagues décomplexées, la foudre ahurissante, les cris de joie et de stupeur. Tout se mélangea pour ne plus faire qu'un seul et même bruit, celui de l'enfer. Je suis rentré. Une tarente descendit le mur de la terrasse, tête en bas, pour trouver refuge. Comme si de rien n'était. Là-bas c'est l'apocalypse. Qui s'en plaindra? <br />
Le bruit régulier et lourd des gouttes couvrit allègrement celui de la mer. La fraîcheur chassa doucement les souvenirs insistants de la chaleur de l'après-midi. Nous nous endormirons fenêtres ouvertes. En pensant à celui de nous deux qui, tôt dans le petit matin se lèvera pour les pousser tout doucement, avant de recouvrir du drap l'autre encore endormi. <br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080803-20355962584895e81ab8be6.jpg" width="350" height="226" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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<font size="+1"><i><b><u>30 juillet</u></b></i></font><br />
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Entrées maritimes, il fait gris et frais. Occasion rêvée de découvrir la piscine. Autour, trois célibattantes tout droit sorties des années 80, avec leurs palmiers Charly makes the cook sur la tête. Immondes. J'ai peur pour mes couilles. Un seul baigneur, adolescent de 13-14 ans, boutonneux. Il cherche surement un copain de jeu, alors, de dépit il me pose plusieurs questions inutiles. Le pauvre est bien mal tombé. J'ai une humeur de bouledogue français. <br />
<br />
Un morse c'est comme une patate géante avec des poils et quelques dents. <br />
<br />
Il fait trop chaud, j'ai l'impression d'avoir cent ans. J'attends que ça passe. Je rêve de vacances en Sibérie ou sur la Baltique. J'ai toujours eu un faible pour le hareng. Je vais me mettre au Russe. Ce doit être  rafraichissant comme langue. <br />
Ecouter la Dame de Pique tout bas pour faire un courant d'air frais.<br />
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S'endormir bercés par le ventilateur.<br />
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<font size="+1"><i><b><u>31 juillet</u></b></i></font><br />
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Sur la plage, compétition de bronzage et de seins qui tombent. Tous les vieux ont cette même couleur de poulets cuits à la broche sur les marchés. Les petits enfants autour, moins bruns, seraient ces petites patates blanches insipides, cuites dans le jus des volailles qui rôtissent. En passant tout près j'ai envie de crier "chichis, mélanomes, demandez un mélanome!".<br />
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Il fait chaud à crever. Tiens, bonne idée.<br />
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La vendeuse de miel parlait comme un homme, ou inversement. Dans ces cas là, ne pas utiliser "Monsieur" ou "Madame". Se contenter d'un "bonjour" sec et d'un "au revoir" exhaustif.<br />
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Balade au clair de lune sans lune. Quelques vagues font remonter sur la corniche une odeur de crustacé tiède. Etrange. Un léger vent frais défrise les poils de nos jambes nues. La nuit s'annonce noire et fraîche sur la ville. Sur la ville, sauf dans l'appartement qui doit être l'unique épiphénomène de  microclimat subéquatorial de toute la région. A ce rythme, demain, on met une claque au magazine de mots fléchés spécial été.<br />
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S'endormir bercés par le ventilateur. Bis.<br />
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<font size="+1"><i><b><u>1er août</u></b></i></font><br />
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Prier pour que le ventilateur mondialisé <i>Made in China</i> ne rende pas l'âme. Qu'il attende au moins demain. <br />
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Ce soir le vent s'est levé. Un vent chaud et lourd, chargé, un vent du sud. L'ennui nous gagne. Je rêve d'un pays où l'été s'arrêterait à juin et où les jours ne dureraient pas 18 heures.<br />
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Joutes sur le Canal Royal. Un jouteur de moins de 25 ans est à la virilité, ce qu'un tektonik est à la libido; le meilleur remède. Un jouteur de 25-35 ans, c'est comme un pompier qui se serait déguisé en marin. C'est très cliché, mais ça peut rapidement puer le sexe.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/o/c/occhiolino/20080803-4483345764895e7d42113d.jpg" width="261" height="476" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Sur le carnet de la baronne: La déshérence du jouteur sans but.<br />
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Sète est avec Marseille, la seule cité "balnéaire" qui ait encore quelque chose à offrir. Que vous soyez bourgeoise, superficielle ou décolorée, laid, fauché ou ringard. Vous ne serez pas conquis par du paradisiaque ou de l'inoubliable. Non. Ici, c'est la petitesse qui est touchante. L'odeur de graillon dans les rues, du poisson sur le port, les mines ravagées par trop d'anis et de soleil, un accent incompréhensible qui en fait dix fois trop. Le spectacle est généreux et permanent. Vous en aurez pour votre argent. Il suffit de passer le pont.<br />
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Première leçon de russe. Sacha est le diminutif d'Alexandre. "Bistrot" vient d'un mot russe signifiant "vite"! Fichtre, c'est pas gagné.<br />
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Le mistral arrive, il nous faut partir. Tristesse. Ça grésille  dans ma gorge. <br />
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<font size="+1"><i><b><u>2 août</u></b></i></font><br />
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Et puis, il y a toujours un matin où je me dis, "ça y est, l'été est fini". Une lumière plus argentée, un courant d'air plus frais, un regard qui cherche à capter un souvenir. Je crois que ce matin c'était la fin de l'été.<br />
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Mangé la première mûre de l'année. Acide avec un léger goût de punaise. Garce!<br />
 Cf 2 08 al. 1er.</font> <br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.occhiolino.gayattitude.com/20080803191932/-cahier-de-vacances/</link><dc:creator>occhiolino</dc:creator><dc:date>2008-08-03T19:19:32+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>
